Commission Africaine : Il faut répondre aux difficultés persistantes liées aux droits humains sur le continent

08.04.2016

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(Banjul, Gambie) - 'ISHR salue l'adoption par la Commission Africaine de la Résolution 336 sur les mesures visant à protéger et à promouvoir le travail des femmes défenseures des droits de l'Homme. Cette résolution tombe à point nommé alors que nous célébrons l'Année Africaine des droits de l'Homme avec une attention particulière pour les droits des femmes lancée par l'Union Africaine', a indiqué ISHR dans une déclaration au titre du point 4 de l'ordre du jour de la 58e Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (Commission Africaine).

L'année 2016 marque un moment important de l'histoire des droits humains en Afrique : elle est l'année du 35e anniversaire de l'adoption de la Charte Africaine en 1981, le 30e anniversaire de l'entrée en vigueur de cette Charte en 1986 et le 29e anniversaire de la mise en œuvre opérationnelle de la Commission Africaine en 1987.

ISHR a invité les États membres à faire la démonstration de leur engagement en faveur des droits des femmes en adoptant le Protocole de Maputo et en appliquant les recommandations formulées dans le rapport de la Commission Africaine sur la situation des femmes défenseurs des droits de l'homme en Afrique et dans la Résolution 336.

Notant les efforts concrets consentis en vue de promouvoir et de protéger les droits humains sur le continent, ISHR a toutefois rappelé les difficultés persistantes liées aux droits humains en Angola, au Sud-Soudan et au Burundi.

‘Le travail des défenseurs du Burundi est sévèrement mis à mal dans un climat toujours plus tendu. Les défenseurs voient leurs droits à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique bafoués, et sont victimes d'assassinats ciblés et d'exil forcé. Les citoyens et les défenseurs burundais sont paralysés par la peur ‘, a déclaré Rumbidzai Masango, consultante dans le domaine des droits humains  pour ISHR. 

Dans sa déclaration, ISHR a également exprimé sa consternation face aux violences et au harcèlement sexuels subis par les femmes sud-soudanaises, que des groupes alliés au Gouvernement sont autorisés à violer en guise de rémunération. 

D'autre part, ISHR a exhorté les autorités angolaises à libérer immédiatement José Marcos Mavungo. Elle leur a également demandé la libération des 17 défenseurs récemment placés en détention et jugés pour avoir exercé leurs droits, et l'abandon des poursuites lancées à leur encontre.

‘La procédure judiciaire suivie était tout à fait régulière et les victimes ont eu droit à un procès équitable. Nous ne pouvons donc pas libérer ces militants. De plus, l'affaire a été portée en appel et nous ne devons pas interférer avec cette procédure judiciaire‘, a affirmé le représentant de la délégation angolaise, exerçant son droit de réponse. 

La déclaration effectuée par ISHR au titre du point 4 de la 58e session de la Commission Africaine est disponible ici dans son intégralité. 

Contact : M. Clément Voule, responsable du plaidoyer sur l'Afrique auprès d'ISHR, c.voule@ishr.ch

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  • Africa
Topic
  • Freedom of expression, association and assembly
  • Human rights defenders
  • NGOs
Mechanism
  • African Commission on Human and Peoples' Rights
  • ACHPR Special Rapporteur on HRDs
Country
  • Angola
  • Burundi