ACHPR61 | Faire avancer les droits humains

21.11.2017

Read this article in English here

Pendant le Forum des ONG qui s'est tenu à Banjul, le Service International pour les Droits de l’Homme (sigle anglais ISHR) a officiellement présenté un nouveau plan d'action soulignant le rôle crucial des défenseur.es des droits humains dans le processus de transition des États africains. Nous avons également participé à une réunion destinée à faire le point sur les problèmes rencontrés par les défenseur.es en Afrique. 

Le plan d'action d'ISHR en faveur des défenseur.es des droits humains travaillant dans les États africains en transition a été présenté le 30 octobre 2017, lors de la Foire du Livre du Forum des ONG qui s'est tenu en amont de la 61ème session de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples.

 « Ces dernières années, de nombreux pays africains se sont engagés dans un processus de transition démocratique et il était important de souligner les dangers et les possibilités liés à ces transitions », a expliqué Clément Voule, directeur du plaidoyer pour l'Afrique chez ISHR et chargé de programme pour les États en transition.

Dans son plan d'action, ISHR a rassemblé une série d'enseignements tirés des différentes réunions et consultations tenues avec les défenseur.es des droits humains dans toute l'Afrique en 2015. Basé sur des études de cas, il analyse le rôle vital que jouent les défenseur.es des droits humains lors des périodes de transition et examine le type de protection qu'ils/elles recherchent dans les moments difficiles ainsi que le soutien qu'ils/elles reçoivent de la part des mécanismes régionaux relatifs aux droits humains. Il s'agit d'un outil dont les défenseur.es peuvent se servir pour s'inspirer des stratégies, des points forts et des points faibles d'autres campagnes et programmes, et renforcer ainsi l'impact de leur travail dans différents pays d'Afrique.

Le document comprend également une série de recommandations sur la manière dont les diverses parties prenantes peuvent soutenir les défenseur.es des droits humains, répondre à leurs besoins et contribuer à éliminer les dangers auxquels ils/elles doivent régulièrement faire face dans leur travail.

Les thèmes abordés dans le plan d'action ont été à repris et illustrés par des témoignages de défenseur.es de plusieurs pays africains (Érythrée, République Démocratique du Congo, Tchad et Madagascar) le lendemain, dans le cadre d'une réunion régionale d'expert.es qui a été organisée par Amnesty International et à laquelle Clément Voule a participé.

Clément Voule a expliqué combien il était encourageant de voir qu'un nombre croissant d'organisations de la société civile de toute l'Afrique souhaitaient faire campagne pour l'adoption d'une loi nationale en faveur de la promotion et de la protection des défenseur.es des droits humains. Il a également rappelé l'importance d'établir un mécanisme spécialement consacré à la mise en œuvre de cette loi. « Adopter une loi qui protège les défenseur.es des droits humains, c'est bien ; mettre en place un mécanisme pour la faire appliquer, c'est mieux », a-t-il déclaré.

Photo: ISHR